samedi 13 décembre 2008

Deux urbaines et un road trip

Urbania fait son entrée dans la blogosphère avec ceci, le compte-rendu d'un road trip à travers la Belle Province. On y retrouve le même ton irrévérencieux qu'en version imprimé et la même qualité côté photos. Mention spéciale aux portraits léchés et humains des rencontres farfelues que font les deux demoiselles. 

C'est mon petit crush du mois, je pense.

lundi 8 décembre 2008

Vu à la tivi

Le bandeau d'une nouvelle sur la nouvelle baisse du prix de l'essence aux États-Unis, pendant le 17h de TVA : « Tout ce qui monte redescend! ». Quelle fine utilisation de l'expression (hum, hum).

mardi 14 octobre 2008

Pis, l'automne télévisuel?

La saison télévisuelle d'automne semble à peine commencer que l'heure est déjà au bilan de mi-parcours. Tout le monde en parle ou Le Banquier, le dimanche soir? Qui gagnera à Occupation Double? À qui ira le prochain «Es-tu content?» aux Auditions de Star Académie? Que de questions, me direz-vous.

Des auditions américanisées
Pour tout dire, je cherche toujours le glamour qui nous était promis, la compétence d'Herby à l'animation en direct et celle de Marianik Giffard en tant que juge. Heureusement que Pierre Marchand «le méchant» fait redescendre certains candidats de leur nuage, car la complaisance atteindrait son paroxysme tous les lundis 19h, à TVA. La suite du processus des auditions est floue. Reverrons-nous les candidats sauvés par le public ou le jury avant février?

C'est pas moi, je le jure!
Non, l'émission Les Parent n'est pas une reconstitution de ma vie familiale lorsque j'avais 12 ans, mais plutôt une sympathique comédie sous forme de vignettes (30 secondes à 3 minutes). Les fois où j'ai deviné le véritable dénouement d'une capsule se comptent sur une main. Donc, peu de prévisibilité, bonifié par l'excellent jeu des comédiens. D'autant plus que les jeunes de la distribution ne jouent pas faux comme beaucoup de débutants à Ramdam...

Annie et ses (malheurs)
La mainmise sur les Artis et les Gémeaux s'achève, les amis : le populaire téléroman en ait à sa dernière année. Pendant que toute la famille Séguin s'unit pour passer à travers une nouvelle épreuve (le cancer de Maxime), Éric se frotte (encore) à l'adultère. Message aux auteurs : on aurait pu s'en passer de celle-là.

La crise financière a des échos au Québec
Dépression. Les personnages de l'excellente série Les hauts et les bas de Sophie Paquin se la transmettent de semaine en semaine. Le rythme de quelques épisodes en a d'ailleurs souffert, après un début de saison efficace. N'empêche, les péripéties se bousculent depuis la reprise en main de Sophie tandis que les personnages secondaires épatent (Estelle et son émission de cuisine, Gisèle en quête d'euphorie). Mention spéciale au personnage de Martin, qui commence à sortir de sa carapace.

Jeu, stratégie et coups de coeur
La cinquième mouture d'Occupation Double a commencé en grand : le coup de marketing du candidat multimillionnaire, les gars qui doivent décider entre les robes colorées ou les robes noires sur le tapis rouge, la troisième demeure (et la revanche des robes de couleur), encore la troisième demeure (et la vengeance de Rémi). Vraiment, les concepteurs se dépassent cette année. Or, les répétés «À suivre...» dérangent à la longue. Bien bonne tactique pour plus de cotes d'écoute les mardi et mercredi, mais pour le contenu on repassera. La plupart du temps, on poireaute, on tourne autour du pot pendant 30 minutes. On pourrait très bien regarder que l'émission du jeudi et nous serions à peine déstabilisés. Prédiction : Mathieu et Jessica, les profils bas, hériteront de la belle maison (et tout ce qui vient avec).

Vingt heures, le soir
Avec une nouvelle facture visuelle - brute et froide -, Les Francs tireurs entament leur onzième année avec une formule clairement divisée : portion entrevue, portion reportage. Parfois, on aborde brièvement un sujet d'actualité - les coupures en culture, par exemple. «Je vais te montrer ça», la vignette d'environ deux minutes qui clot l'émission, est intéressante. Une personnalité monte sur une échelle, dans un lieu quelconque, pour se défouler ou pour partager une tranche de vie, sur le sujet de son choix (les nouveaux parcomètres, les affiches électorales, le boulevard Taschereau). Côté réalisation cependant, pourquoi exploite-t-on le style making-of en ne coupant pas au montage les bloopers ou les dessous du tournage?

2 gars, 2 filles tricotés serrés
Le quorum étant constaté - malgré quelques absences de Yannick -, j'aimerais qualifié la dernière flopée de C.A. de «petit bijou (non, pas de famille) télévisuel». Jean-Michel, le néo-loser en crise identitaire, est cinglant à souhait tandis que le couple Sarah-Martin incarne toujours à merveille le pathétisme conjugual. Qui aurait cru que la série de Louis Morrisette, malmenée à ses débuts, serait certifiée ISO-réussite trois ans plus tard? Les textes, riches en gags et en comparaisons irrévérencieuses, et la brillante réalisation de Podz (je ne me lasserai jamais des scènes mêlant flash-back et réalité) aident à apprécier lesdites réunions.

TV Hebdo
Dieu merci, C'est juste de la TV n'a pas perdu de sa qualité après l'important remaniement au sein de son équipe. D'ailleurs, Anne-Marie Wittenshaw vole souvent la vedette - lorsqu'elle commente, s'entend - à l'instar de Marc Cassivi. Liza Frulla, elle, m'allume moins, mais je n'irais pas jusqu'à l'envoyer chez le réparateur (fin des jeux de mots avec leur segments hebdomadaires). J'aime bien la chronique occasionnelle «Télé commande» qui permet à l'animateur André Robitaille d'imposer, à l'un des trois collaborateurs, l'écoute d'une émission à l'antipode de ses intérêts.

Méli-mélomanes
Si la crédibilité musicale recolle un jour à la peau de MusiquePlus, État critique en sera grandement responsable. Les commentaires et les analyses d'Anne-Marie Wittenshaw, de Sébastien Diaz et de Nicolas Tittley sont variés, pertinents et le débat est un élément qui manquait visiblement à la station musicale. En bas d'écran, la rubrique qui affiche les cotes données par lesdits collaborateurs, à un CD par exemple, est concrète et elle permet d'économiser du temps. À ce sujet, une émission d'une heure serait plus appropriée, à les voir pressés, quitte à esquiver plusieurs détails. D'ailleurs, la portion «Face-à-face», pendant laquelle on scrute le iPod d'un invité (Yves Pelletier, Ariane Moffatt), aurait plus de souffle.

samedi 27 septembre 2008

M+ change de look (et retrouve son essence)

MusiquePlus, qui cible désormais les « jeunes adultes » - les 18-34 ans, genre -, a annoncé, en mars dernier, qu’elle se donnait deux ans pour « redevenir la référence musicale » qu’elle était avant l’avènement de Youtube, Myspace et compagnie. Oubliez la dérive des dernières années, la chaîne musicale semble destinée à un véritable retour aux sources.Et si, pour parler de la métamorphose que s’offre MusiquePlus, on utilisait la formule de leur émission Mes vieux tout neufs? Faire les boutiques à la recherche de nouveautés à la mode, couper ses émissions grichoux et retoucher sa repousse identitaire seraient probablement au programme.

Tout d’abord, soulignons que l’interactivité cheap, alliant webcams et SMS (pensez au Presque Top5 ou à l’Heure rencontre), est jetée de la garde-robe de la chaîne d’Astral Media, qui préfère mettre l’accent sur la musique. Un « détail » qui semblait avoir été oublié, au grand dam de plusieurs téléspectateurs. Anne-Marie Withenshaw animera l’une des nouveautés les plus prometteuses de la station : une émission hebdomadaire d’une demi-heure, entièrement consacrée à l’actualité musicale. Des critiques d’albums, de spectacles et de films, quelques nouvelles artistiques, un zeste de commentaires sur divers galas et beaucoup de crédibilité – on remercie l’animatrice et ses chroniqueurs, Sébastien Diaz et Nicolas Tittley –, voilà la recette parfaite d’État Critique. Quant à elle, l’émission Radar, est censée détecter les nouvelles tendances musicales et les artistes (ou leur vidéoclip) à surveiller.

Côté divertissement, la chaîne mise beaucoup sur le retour d’Izabelle Desjardins avec Casse-gueule, qui rappelle S.P.A.M. par sa prémisse : les sports extrêmes. Sa mission : faire connaître des athlètes de partout dans le monde « pas très connus du public général », selon l’ex-et/ou- nouvelle VJ. L’intégralité de ces voyages sera disponible sur le musiqueplus.com après sa diffusion originale. On sourcille toutefois en pensant au résultat qu’aura (en direct) MP6, un Plus sur commande modifié, avec à l’animation l’humoriste Benoît Lefebvre (lauréat du Concours de la relève de l’humour Juste pour rire, l’été dernier) et Chéli Sauvé-Castonguay. Des collaborateurs et un patrouilleur urbain viendront – espérons-le – renforcer ce « beau buffet de divertissement » (parole de l‘animateur), mêlant humour et actualité.

Les changements de MusiquePlus étant ce qu’ils sont, il est plutôt difficile de faire une croix sur la téléréalité. Comme les Girlicious s’occupent maintenant à jouer les aguicheuses dans les palmarès, on nous livre leurs pendants masculins, à la sauce hip-hop toutefois : les candidats de Making the Band 4. Oreilles sensibles, s’abstenir. Le doublage peut causer le zapping.

Force est d’admettre que le style d’animation a pris un sacré coup depuis 1986, alors que le dérivé québécois de MuchMusic s’établissait à Montréal. C’est pourquoi les dirigeants de la chaîne ont affirmé qu’un ton plus « chroniqueur » que « présentateur-de-vidéoclips-insipide-mais-souriant » se ressentirait chez les VJ. Les contrats de Valérie Roberts, la VJ recherchée (pour une année), et Valérie Simard n’ont d’ailleurs pas été renouvelés.

Pour compléter la restructuration de MusiquePlus : un nouveau logo, gracieuseté Sid Lee, l’agence de marketing derrière la promotion du Cirque du Soleil et les ingénieuses publicités de Plaisirs Gastronomiques. Plutôt simpliste, mais de rouge vivifiant.

>La métamorphose de MusiquePlus : visible dès le 6 octobre.

ON
/ État Critique : vendredi 22 h 30 ou dimanche 17 h
/ Radar : du lundi au jeudi 16 h 30
/ Casse-gueule : mercredi 21 h 30 ou jeudi 19 h
/ MP6 : du lundi au vendredi 18 h

OFF
Matche-moi m’man. S’il y a une émission qui devait disparaître, c’est bien celle-là. Transpire le scénario appris par cœur (et mal joué) par les participants. Au secours.

mercredi 20 août 2008

Damnée interactivité

Je débute ma lecture d'une chronique signée Patrick Lagacé à propos de la peur des policiers de Montréal-Nord. Peur de voir la vengeance de certains résidants du quartier poindre après le décès de Freddy Villanueva. Mais un détail sur la page web de l'article me titille.


J'ai déjà visionné quelques photos de ce genre depuis leur apparition sur Cyberpresse, cet été. Une méthode de photographie originale qui permet d'apprécier les moindres détails d'un événement, sur 360 degrés. D'où le «bulle» de photo-bulle. Pour les feux d'artifice du 400e, le défilé des jumeaux ou le Grand Charivarir du Festival Juste pour Rire, je peux comprendre l'intérêt. Mais pour les funérailles d'un jeune homme de 18 ans décédé après une intervention policière musclée?

En regardant ladite photographie, je me suis rendu à l'évidence. On se fout éperdumment de pouvoir scruter les détails de ce dernier au revoir, si cela n'apporte rien de plus qu'une photo normale - déjà que la couverture de funérailles m'exaspère. À moins qu'une belle prise de vue sur une meute de kodaks vous intéresse. Ou peut-être voulez-vous savoir quel(s) type(s) de nuages surplombaient l'église cette journée-là. Cumulus? Stratus? Cirrus? C'est en ce sens que Cyberpresse «innove» dans ce cas-ci.

Une nouveauté qui m'apparaît maintenant comme une manière de «téléviser» les clichés d'événements marquant l'actualité - tant du côté des faits divers que des arts et spectacles semblerait-il. De les rendre plus dynamiques, plus «vous êtes le maître à bord». Un petit pas pour Cyberpresse, mais un grand pas pour la notion d'interactivité dans les médias?

mardi 19 août 2008

Des nouvelles de Simon

Simon Poulin, celui derrière le phénomène Papa me fourre - blogue conseillé ici, au début de l'été -, a laissé une piste sur Facebook concernant son retour dans la blogosphère. Comme statut, il a écrit ce matin : «vous allez avoir des nouvelles bientôt...». Toujours sur Fessebook (dixit RBO) - sur sa fan page cette fois -, il nous promettait une réincarnation «à l'automne mettons». Gageons que l'amateur de bandes dessinées saura nous surprendre une fois de plus avec ce nouveau projet qui, je le sens, devra porter le sceau «attention, peut causer une dépendance»...

lundi 18 août 2008

Le Rocker : coeur de rocker

Ma toute première avant-première cinématographique m'oblige à vous parler d'un film plutôt rigolo qui prendra l'affiche ce mercredi, 20 août.

Robert «Fish» Fishman (convaincant Rainn Wilson), véritable «adulescent» et batteur invétéré, n'a pas évolué depuis les vingt dernières années. Après s'être fait largué par ses trois comparses musiciens en 1986 - leur groupe, Vesuvius, alors aux portes de la reconnaissance -, il jure vengeance et espère voir l'étoile de ses ennemis pâlir. La partie 80'S du film - autrement dit, les premières minutes - contient plusieurs bons gags. Ça se gâte un peu lorsqu'on tombe dans le nouveau millénaire avec un Fish en peine d'amour musicale, toujours frustré d'avoir raté sa chance (et sa vie). Les gags «il-se-cogne-la-tête-sur-le-plafond-trop-bas» se répètent sans cesse et lassent à la longue. Tandis que les stéréotypes inhérents à la jeunesse se dessinent lorsqu'on fait la connaissance du groupe de son neveu, Matt - A.D.D. pour Adolescents Débiles et Déficients (c'est eux qui le disent) - : le chanteur mélancolique en mal de père, la bassiste rebelle qui ne sourit jamais et le rondelet claviériste exclu de la société qui n'a jamais connu l'amour d'une fille. Beau portrait des adolescents, donc. Et ce n'est qu'une bribe des clichés présentés. Cela dit, Matt et sa bande recherchent un nouveau batteur, à quelques jours d'une première performance à leur graduation. Vous imagez la suite?

La mini satire du show-business à l'ère des Youtube et MySpace vient sauver le scénario peu innovateur de cette comédie. Grâce à la captation d'une répétition via webcams mise en ligne (par la nièce de Fish) sur ledit site d'hébergement vidéo, la consécration se pointe dans la carrière du band à trois quarts juvénile. Et disons simplement que la revanche du quadragénaire se verra comblé par «un cas Ashlee Simpson»... De beaux clins d'oeil.

Enlevez les remarques vulgaires de leur imprésario (sosie de Pierre Bouvier, chanteur de Simple Plan) et les intrigues amoureuses prévisibles et vous obtenez une comédie plutôt rigolote, qui rappelle à certains égards l'étrange Josie et les Pussycats, la morale «des méchants producteurs qui dupent le public» beaucoup moins exagérée. Et surtout, de calibre supérieur.

/ Le Rocker (v.f. de The Rocker) : ***
+ La mini satire du show-business à l'ère des «cyber-tremplins» créateurs de vedettes instantanées, les premières minutes du film, le personnage de Fish, les hits d'A.D.D.
- Les clichés vis-à-vis des adolescents, les gags répétitifs, les histoires d'amour qui se glissent de façon évidente, l'inévitable vulgarité qui n'apporte rien au récit. Bref, les éléments typiques d'une comédie réalisée pour un public juvénile.

dimanche 17 août 2008

Le Chemin qui marche : et qui fait mouche!

Les concepteurs du «spectacle-expérience» ne nous ont pas fait marcher en nous promettant que «la légende du Chemin qui marche (transporterait) les spectateurs dans un univers magique», à la Baie de Beauport. En dépit des premières minutes manquées - cruciales pour comprendre le récit entourant les trois peuples imaginaires et le fleuve Saint-Laurent -, l'événement m'apparaît, tout comme Rencontres, une commémoration des fêtes du 400e, sous forme de spectacle à grand déploiement, alliant divertissement, histoire et originalité. L'oeuvre signée Olivier Dubois a été d'autant plus impressionnante par sa mise en scène - le numéro des acrobates sur le losange déplacé par une grue demeure le plus féerique -, sa scénographie, chargée, mais juste assez, et ses techniques de projection inusitées (sur ballon géant et sur mur d'eau). La sublime trame sonore s'est chargée de nous faire danser (ou de nous tenter) tout en appuyant merveilleusement le spectacle, qui se devait de nous rappeler l'importance du fleuve dans les premiers peuplements de notre nation. Ce qui me fait dire : amenez-en d'autres éléments à bagage historique à célébrer!


/Le Chemin qui marche sera diffusé à l'antenne de Télé-Québec le 7 septembre prochain, à 21h. Rediffusion : 12 septembre 20h.

Champion et Bran Van 3000 : dancefloor en plein air
DJ Champion et ses G-Strings n'ont pas tardé à prendre d'assaut l'énorme scène qui leur était offerte l'instant d'une heure et quelques poussières. Heureusement, car les pas de danse se formaient déjà dans le sable lors des derniers instants de la fable. Maxime Morin, flanqué de ses musiciens répondant au nom de sous-vêtements sexy, a mis la table lors de cette soirée au clair de (pleine) lune. La pièce la plus appréciée? No Heaven, sans surprise. Elle fait d'ailleurs partie des meilleures du répertoire interprété vendredi soir, c'est-à-dire celles soutenues par la chanteuse.

Plus tard, Bran Van 3000 a emboîté le pas des récipiendaires du Félix de l'album électro en 2005. Boiteux est justement le mot pour qualifier le début de leur prestation. Grosse déception pour moi de constater que près d'une heure a semblé nécessaire avant de sentir la véritable énergie, la vibe, du collectif - celle du leader, James Di Salvio, par contre, s'est dégagée dès sa première course sur scène. Problème de son par-dessus problème de son, on avait soit de la difficulté à entendre les représentantes féminines du groupe, soit aucune idée de quel morceau il s'agissait. Pas étonnant que la foule prête-à-danser ait été peu réceptive à certains moments. Lorsque Precious Love s'est animé avec puissance, gracieuseté Stephane Moraille et de son chaud timbre vocal, j'ai senti ma flamme pour le BV3K se raviver. Et elle n'allait plus s'éteindre avant les 1h15, heure à laquelle s'est terminé leur come-back scénique dans la Vieille Capitale.

Questionnement ici : pourquoi commencer par une pièce soft comme I Won't Lie Anymore et de glisser une balade (courte, dieu merci!) dans les rappels, quand une ambiance de piste de danse nous est promise? Signe que leur programme était trop calqué sur celui du Festival de Jazz? Un peu, beaucoup brouillon le show des Bran Van, mais sous un angle festif, on en dégage que le meilleur - Drinkin in L.A. et Astounded étant les inconditionnelles.

samedi 9 août 2008

C'est juste de la spéculation

ARTV a lancé récemment sa nouvelle programmation. Une chaîne spécialisée que je découvre agréablement de jour en jour. C'est juste de la TV en est d'ailleurs pour quelque chose.

Officiellement, cette émission analytique de la télévision, québécoise la plupart du temps, américaine sporadiquement - pour éviter de se faire gronder par les téléspectateurs -, reprendra l'antenne le vendredi 19 septembre, à 21h. Joie! Cependant, deux des trois collaborateurs - Chantal Lamarre et Monique Simard - pèsent sur «off» en ce qui a trait à leur participation. Anne-Marie Withenshaw (intéressant) et Liza Frulla tenteront de conserver la force que détenait le trio des commentateurs (le cultivé Marc Cassivi étant le dernier tiers) l'hiver dernier.

Selon Richard Therrien, la pétillante Chantal Lamarre quitterait en raison d'«un malaise à critiquer ses pairs». O.K.

Supposons seulement que ce soit qu'une part des raisons du non-renouvellement de contrat de la comédienne avec ARTV... En avril dernier, après un troisième gala Artis plutôt réussi, François Morency soulignait son non-retour en 2009 et proposait justement Lamarre comme remplaçante. Cette présence hebdomadaire à C'est juste de la TV l'empêchait-elle de vaquer à d'autres occupations, telles qu'animer un gala Artis (lire TVA)?

***

Du même souffle télévisuel, je retombe dans mes archives, ma foi peu nombreuses, pour vous présenter une simili-chronique que nous, futurs journalistes en ATM, devions rédiger en mars, à partir de ceci : «ce que j'aime».

/Se nourrir d’ondes hertziennes

J’aurais pu vous parler de mon amour pour les friandises ou pour la cannelle, mais je n’avais pas envie de vous faire saliver pendant la lecture de ce texte. Ou bien vous parler de mon intérêt pour les sports, mais ce serait mentir. J’opte plutôt pour un de mes hobbies, plutôt vu comme une entrave à l’activité physique : écouter la télévision.

J’aime entendre la voix perçante de Guy A. Lepage scander «Manon!». J’aime qu’une combattante comme Mia Farrow demande à Steven Spielberg de se retirer de l’organisation des Jeux Olympiques de Pékin sur le plateau d’une émission québécoise. J’aime des reportages comme ceux des Francs-tireurs, Patrick Lagacé et Richard Martineau. J’aime tout simplement l’information à portée de main (ou de télécommande), le divertissement garanti en tout temps ou les émotions que nous procure cette captivante boîte de tubes cathodiques.

«Captivante» constitue un adjectif bien modeste à mon avis, pour désigner la télé, en considérant la place qu’elle occupe dans la vie des gens depuis son apparition. Pour qu’il y ait désormais des chroniqueurs télé éparpillés dans le monde des médias, pour qu’il y ait le quart, le tiers, ou la moitié d’un bassin de population rivé devant le petit écran pour une même émission, pour que des pays influents comme les États-Unis ou la France se procurent quelques séries québécoises pour leur propre programmation, c’est sûrement que la télévision possède un certain charme. À mon égard, elle représente une véritable passion.

Un autre aspect que j’apprécie de cet acteur de la vie quotidienne : le débat qu’il engendre. En tant que fier défenseur de la télé, le titre de «sous-média» qu’on lui accorde en raison de son penchant vers la culture populaire m’éteint. En entrevue au Devoir, le réalisateur Podz affirmait récemment «qu’il y a encore un regard un peu hautain face aux artisans de la télévision». Selon Louise Cousineau, chroniqueuse télé à La Presse, «c’est la télé qui a montré (aux gens) ce qu’ils étaient et ils ont aimé ce qu’ils ont vu», à l’époque où Jeunesse d’aujourd’hui et Symphorien envoûtaient les chaumières. Alors, de mépriser ce produit culturel (favori au Québec et en France, soit dit en passant), c’est comme dire qu’Occupation double nous désespère, mais qu’on l’écoute tout de même pour voir.

De façon plutôt paradoxale, c’est la télévision qui me conduisit à m’intéresser au journalisme. En effet, ayant eu la piqûre pour «la matière» de mon téléviseur, je souhaitais en apprendre davantage à son sujet. Désir assouvi dans les pages des journaux où je trouve une couverture complète de la planète télévisuelle. Ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle maintenant la «reine des pages culturelles».

Tout compte fait, je suis probablement de ceux qui font gonfler la moyenne d’heures d’écoute télévisuelle établie à 27,6 heures par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) en 2007. C’est tout un aveu que je fais en ce moment, car comme m’a dit Louise Cousineau au congrès de la FPJQ, il est dur d’avouer qu’on aime la télé à un point où elle occupe une place (trop) importante dans notre vie. Dur d’avouer qu’on suit près d’une vingtaine d’émissions par semaine. Certains diront que cette pratique est exagérée, sinon pathétique. Quant à moi, je me réjouis de l’existence des magnétoscopes!

Que ce soit une fiction, un téléroman, une émission de variétés, un talk-show, un quiz, une télé réalité ou un bulletin de nouvelles, je me fais un malin plaisir de l’écouter, tout en l’analysant, histoire d’en faire une critique personnelle. Dernièrement, Marie-France Bazzo visait les chroniqueurs télé en disant à la grande messe du dimanche soir - Tout le monde en parle -, qu’on nécessite une télévision consensuelle. «On ne peut pas se limiter aux émissions qui font seulement des bonnes cotes d’écoute», disait-elle. Qu’une émission obtienne des cotes d’écoute de 20 000 téléspectateurs ou cent fois supérieures, l’important demeure la diversité. Surtout quand la pluralité est en voie d’extinction…

Actuellement, j’ai un vif intérêt pour la télévision dite urbaine (sans même habiter le Plateau) à la Minuit, le soir. Ce type de création est le résultat de «l’ère des nouveaux réalisateurs». C.A., Tout sur moi et Les hauts et les bas de Sophie Paquin pourraient également compléter ce style de réalisation, méprisé par plusieurs pour son image unilatéralement montréalaise. Dans un tout autre ordre d’idées, j’adore par-dessus tout l’absurdité de la défunte émission Le cœur a ses raisons, qui se logera sans doute dans les annales des séries cultes. Dans les miennes, du moins.

Au fait, vous ai-je dit que j’aimais la télévision?

lundi 4 août 2008

Yelle : séance de danse

Survoltée, la performance de la Bretonne de naissance, Française d'adoption, Yelle, et de ses deux acolytes : GrandMarnier (batteur) et Tepr (synthétiseurs et disc jockey) à la Grande Place de l'Espace 400e. Comme toute interprète hyper dynamique, elle souleva son public - surtout juvénile, parsemée de plusieurs néophytes (dont moi) - avec brio, épaulée par sa musique fluo et ses leggings rouge électrique. À la voir se dandiner, il était clair qu'elle voulait s'adonner, oui à la musique, mais plus particulièrement à la danse. Et que la foule fasse de même. Ses textes épicés et sarcastiques et ses puissants rythmes électro, versions scéniques, épataient. C'est dire qu'ils étaient parfaitement conçus pour une séance de danse (trop courte) d'une heure.

Québec vs. Montréal
Après la merveilleuse prestation, une passante me demande des instructions pour aller au Moulin à images. En attendant l'autobus, elle se questionne également sur la propreté de la ville. Est-ce toujours aussi propre ou c'est juste en raison du 400e? Elle est Montréalaise. Elle ajoute : «C'est beau Québec. C'est comme un grand village!». Pardon?

Photo : yelle.fr

samedi 26 juillet 2008

Jamais trop tôt pour désigner le hit de l'été

On a beau avoir des probabilités d'averses et d'orages à chaque jour, cela ne nous empêche pas de profiter de notre été, musicalement parlant. C'est une tradition (bon, à ma connaissance, c'est la deuxième fois) pour Stéphane Laporte, concepteur, blogueur et support de Star Académie, de vox poper sur «le hit de l'été». En juillet 2007, c'était Makes Me Wonder de Maroon 5. Un an plus tard, il s'agit, d'après lui, de Mercy, gracieuseté de la Britannique Duffy.

Faut dire que c'est discutable comme choix. En 2007, j'aurais plutôt opté pour Umbrella de Rihanna - dont je peux toujours écouter sans changer de piste, soit dit en passant - tandis que cette année, j'ai choisi Never Too Late, en raison de sa fraîcheur, qui nous transporte près d'une plage (c'est une image) dès les «ouh, ouh, ouh, ouh, ouh!» du chanteur.

En réfléchissant aux autres alternatives de hits musicaux, on constate que l'été 2008 est en soi un bon cru. En considérant la récente collaboration (If I Never See Your Face Again) de l'égérie de Jay-Z avec le groupe qui remporta la palme du hit de l'été 2007 selon Laporte, on aurait pu croire à un succès instantané. Mais, Coldplay est venu mêler les cartes avec sa planante Viva la Vida. Et que dire de la particulière I Kissed A Girl de Kate Perry. Particulière, parce qu'elle fait chanter à tue-tête, tant gars que filles, «I kissed a girl and I liked it / I hope my boyfriend don't mind it». Ceci dit, le vote de Patrick Lagacé va justement à cette nouvelle figure du pop-rock.

Côté québécois (au risque de me faire lapider par les nationalistes anti-McCartney qui m'accuseront de choisir une pièce anglaise), j'ai tout de suite pensé au phénomène The Lost Fingers avec leur reprise de Pump Up The Jam.

Pis, quelle est LA toune de l'été? Votez via le sondage à gauche de cette page. Le lauréat sera annoncé quand nous ne serons plus capables de les entendre, si ce n'est pas déjà le cas...

lundi 21 juillet 2008

Archive #15/03/08

/Dodo, boulot, peut-être infos

Chose certaine, les médias font partie de la vie quotidienne des gens. Les résultats d’une étude (peu) scientifique provenant du rédacteur de ce papier montrent que la presse est consommée principalement pour s’informer et pour se divertir.


Il faut savoir que le rythme effréné causé par la semaine de travail ou d’études crée un phénomène tangible dans la société : on s’attarde maintenant aux points chauds de l’actualité «quand on a le temps».

Ainsi, la télévision fait ses choux gras de la situation. En effet, la majorité des personnes questionnées favorisent son approche audiovisuelle qui facilite grandement l’identification des manchettes. La radio se retrouve dans une position semblable à celle du téléviseur, vu son profil à la fois musical et «disponible en tout temps». Les quelques individus interrogés se fient en premier lieu à ces deux médias pour être tenus au courant des événements de dernière heure, tant locaux, régionaux, nationaux ou internationaux (et ces temps-ci, de la météo).

Vient ensuite la lecture des journaux. Dans certains cas, on parle plutôt de survol de journaux. Encore là, le divertissement et l’information sont au cœur de la motivation des lecteurs sondés. D’ailleurs, les pages traitant des arts et spectacles ont été mentionnés à maintes reprises après mes «pourquoi?». Quant à Internet, il semblerait que je sois le seul de mon entourage à m’y frotter… pour l’instant.

Peu de répondants du sondage maison affirment s’arrêter aux médias pour obtenir de nouvelles connaissances, pour prendre position ou pour s’informer sur un seul champ d’intérêt, comme le font les revues spécialisées. Quelques-uns soulignent tout de même un besoin de se renseigner sur leur collectivité. En considérant ces motifs minoritaires, on comprend pourquoi il y a omniprésence des fonctions informative et divertissante au sein de mon échantillon. Un échantillon qui se colle plutôt bien au modèle actuel de la société, en termes de consommation médiatique.


dimanche 20 juillet 2008

C'est l'été!

Bon, bon, bon. Comme vous l'avez sans doute remarqué, je ne nourris plus beaucoup mon blogue depuis quelques temps. Il faut dire que la saison estivale ne me motive en rien et que mes moments libres s'égrènent.

Je vais donc le farcir de «restants journalistiques» au cours des prochaines semaines, en postant quelques articles que j'avais rédigé, la session passée, dans le cadre de mon cours de Journalisme & société.

Il se peut toutefois que je ressente l'incroyable envie de remplacer les articles «boules à mites» par de véritables élans inspirés par l'actualité. Qui sait.

mercredi 16 juillet 2008

Ne pas se fier aux (appât)rences

J'ai tombé sur cette étonnante publicité, la semaine dernière. 
Y'a celle-ci aussi, l'effet de surprise (escompté) en moins.

mercredi 9 juillet 2008

Parle-m'en du 400e / Mon 2e Festival d'été - part II

Le samedi 5 juillet dernier, j'étais dans le Vieux-Québec pour assister, a) au spectacle commémoratif du 400e, Rencontres, et b) à celui de l'Albertoise Leslie Feist.

Dans le premier cas, je fus encore victime du syndrome de la dernière minute, puisque mes parents et moi sommes arrivés quinze minutes avant le début du spectacle. Le parterre du Parlement et ses alentours étaient pleins à craquer. Nous avons donc visionné les douze tableaux de cette célébration (un peu longuette) sur l'un des trois écrans géants - parfaits en terme de grosseur cette fois-ci, comparativement au Coup d'envoi...

Parenthèse ici. Tant qu'à le transmettre sur ces écrans, pourquoi pas y inscrire le nom des interprètes qui se partageaient la scène, installée sur la Fontaine de Tourny? Les «c'est qui elle?» ou les «c'est qui eux?» fusaient autour de moi. Fin de la parenthèse. 

Outre le pépin technique lié au piano de Marie-Jo Thério, qui termina Évangéline a cappella, ce spectacle à grand déploiement s'est déroulé à merveille, si on le compare aux deux précédentes représentations sous la pluie. J'étais seulement déçu de le regarder sur une télé (O.K., plus grosse que ma 13 pouces, on s'entend) alors que le dôme et les acrobates jonchés sur celui-ci étaient (partiellement) dans mon champ de vision, à ma droite...
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Quant à Feist, elle avait comme mandat de ne pas me décevoir, puisqu'elle était la tête d'affiche du Festival d'été que j'attendais avec la plus grande impatience, et ce, dès mon premier coup d'oeil à la programmation. 

Dès les premières secondes de sa prestation, j'étais conquis. Un timbre parfait, certes, mais aussi un charisme désarmant. On compte sur une main les occasions où elle s'est adressée à son public dans la langue de Shakespeare. Elle préférait nous faire (sou)rire à l'aide d'un français approximatif. Comme lorsqu'elle racontait - après 1 2 3 4 - que nos cousins français ne «pigeaient» pas sa traduction du «breaking your heart» qu'elle répète à la fin de ladite chanson. En effet, devant un public francophone, elle semble prendre goût à multiplier les «casser ton coeur» lors des derniers balbutiements de son hit (propulsé par, disons-le, Apple). Or, qui dit «casser» en France, dit Brice de Nice. N'empêche, la foule québécoise, elle, avait bien compris sa démarche, louable à celle d'une visiteuse idéale. Celle qui s'adapte à son hôte. 

Ou est-ce simplement Feist qui prenait trop au sérieux le nom du parc où elle performait (de la Francophonie, genre)?
Au final, on retient les pièces les plus rythmées telles que My Moon, My Man, I Feel It All, Mushaboom et l'électrisante Sea Lion Woman - accompagnée par Stars. Sans oublier les projections scéniques qui veillaient à nous ramener sur Terre pendant les pièces trop zens. Deux «techniciennes» confectionnaient live des ambiances subtiles et léchées sur la toile derrière les musiciens. Si soignées, qu'on pensait avoir affaire à des séquences vidéo, ni plus, ni moins. Lonely, Lonely (sauf erreur) demeure d'ailleurs la mieux représentée : un bateau voguant sur la mer était tracée, à même la main d'une des jeunes femmes, sur ce qui semblait être du sable.

Cependant, l'indie-pop sur scène est à double tranchant : certains la louangent pour son côté apaisant, d'autres la critiquent pour son trop-plein de balades ayant parfois le même effet qu'un somnifère. C'est d'ailleurs ces deux opinions, aux antipodes l'une de l'autre, que j'entendais à la sortie de cet enchantement digne d'une sirène. Une sympathique sirène, qui avait attiré le public québécois pour les noyer de vivacité.

Photos : de moi-même / Feist en prestation au Festival d'été

samedi 5 juillet 2008

Mon 2e Festival d'été - part I

J'étais si content de figurer sur la Grande Allée vendredi soir, alors que la deuxième journée du 41e Festival d'été de Québec battait son plein. Objectif : assister au show du Pascale Picard Band à 21h45.

Ayant (évidemment) de la difficulté à trouver un endroit pour me stationner, je risquais d'arriver borderline. Quelle ne fut pas ma surprise de voir qu'une lignée de personnes était postée à l'entrée du site. Quinze minutes d'attente et trois chansons plus tard (dont Thinking Of It), je me glisse finalement parmi la marée humaine.
C'est When At The End Of The Road qui jouait à ce moment et qui me mit dans l'ambiance de façon plutôt efficace, et ce, malgré quelques problèmes de son. Pour économiser son répertoire limité, le groupe s'attaqua au classique country These Boots Are Made For Walkin'. Pascale était habitée d'une fougue sans égal, tambourine à la main. Ce que je ne dis pas, c'est la difficulté que j'ai eu à identifier ladite chanson, reprise par Jessica Simpson il y a quelque temps déjà, tellement elle versait dans le rock. 

Si j'avais été déçu par leur performance au Coup d'envoi du 400e le 31 décembre dernier, en raison de la déficience frappante de A While, ils ont su se rattraper sur la scène Molson Dry sept mois plus tard en décélérant le rythme de celle-ci. Suit alors la meilleure chanson de la soirée (et de leur CD), Half Asleep, magnifiquement interprétée par l'ancienne employée d'une usine de matières recyclées. Un mot : wow! Re-wow même.

Par la suite, le hit responsable du succès du Pascale Picard Band (Philippe Morissette, Stéphane Rancourt, Mathieu Cantin - ai-je besoin de nommer la chanteuse?), Gate 22, allait mettre fin à l'attente de plusieurs spectateurs qui l'attendaient sans doute depuis le tout début de la soirée. Satisfaisante, mais sans plus. C'est avec Let's Have A Drink, précédée d'une tournée de shooters (question de paraphraser leur morceau), qu'on sentit vraiment la chimie entre les membres du quatuor. Annoying, ce «défouloir-chanté» livré de bien plus belle façon que sur leur opus, devait «terminer» le concert d'une durée raisonnable, considérant qu'ils possèdent qu'une douzaine de compositions.

Côté rappels, nous avons eu droit à une performance solo et acoustique de Pascale (merveilleuse Unconscious Liars), un jam plus ou moins réussi et la lumineuse Smillin' qui traduisait très bien notre appréciation lors des derniers applaudissementsOn avait envie de sourire après cette heure et demie (un peu moins pour moi) passée en compagnie de ce band - originaire de notre chère Vieille Capitale - qui n'a plus à douter de sa pérennité.

Ma seule réserve se situe dans le manque de dialogues au sein de leur «scénario musical». La chanteuse n'avait pas grand-chose à dire, sinon qu'elle était «complètement bouchée» devant la foule (multigénérationnelle). Je lui pardonne tout de même ce manque flagrant de jasette en me rappelant qu'il n'y a pas un an, elle était à peine connue et que son rêve était une soirée comme celle qu'elle vivait à l'instant même. De quoi à être bouche bée, voire intimidée...

Photo : Lili Lemieux / pascalepicard.com