dimanche 17 août 2008

Le Chemin qui marche : et qui fait mouche!

Les concepteurs du «spectacle-expérience» ne nous ont pas fait marcher en nous promettant que «la légende du Chemin qui marche (transporterait) les spectateurs dans un univers magique», à la Baie de Beauport. En dépit des premières minutes manquées - cruciales pour comprendre le récit entourant les trois peuples imaginaires et le fleuve Saint-Laurent -, l'événement m'apparaît, tout comme Rencontres, une commémoration des fêtes du 400e, sous forme de spectacle à grand déploiement, alliant divertissement, histoire et originalité. L'oeuvre signée Olivier Dubois a été d'autant plus impressionnante par sa mise en scène - le numéro des acrobates sur le losange déplacé par une grue demeure le plus féerique -, sa scénographie, chargée, mais juste assez, et ses techniques de projection inusitées (sur ballon géant et sur mur d'eau). La sublime trame sonore s'est chargée de nous faire danser (ou de nous tenter) tout en appuyant merveilleusement le spectacle, qui se devait de nous rappeler l'importance du fleuve dans les premiers peuplements de notre nation. Ce qui me fait dire : amenez-en d'autres éléments à bagage historique à célébrer!


/Le Chemin qui marche sera diffusé à l'antenne de Télé-Québec le 7 septembre prochain, à 21h. Rediffusion : 12 septembre 20h.

Champion et Bran Van 3000 : dancefloor en plein air
DJ Champion et ses G-Strings n'ont pas tardé à prendre d'assaut l'énorme scène qui leur était offerte l'instant d'une heure et quelques poussières. Heureusement, car les pas de danse se formaient déjà dans le sable lors des derniers instants de la fable. Maxime Morin, flanqué de ses musiciens répondant au nom de sous-vêtements sexy, a mis la table lors de cette soirée au clair de (pleine) lune. La pièce la plus appréciée? No Heaven, sans surprise. Elle fait d'ailleurs partie des meilleures du répertoire interprété vendredi soir, c'est-à-dire celles soutenues par la chanteuse.

Plus tard, Bran Van 3000 a emboîté le pas des récipiendaires du Félix de l'album électro en 2005. Boiteux est justement le mot pour qualifier le début de leur prestation. Grosse déception pour moi de constater que près d'une heure a semblé nécessaire avant de sentir la véritable énergie, la vibe, du collectif - celle du leader, James Di Salvio, par contre, s'est dégagée dès sa première course sur scène. Problème de son par-dessus problème de son, on avait soit de la difficulté à entendre les représentantes féminines du groupe, soit aucune idée de quel morceau il s'agissait. Pas étonnant que la foule prête-à-danser ait été peu réceptive à certains moments. Lorsque Precious Love s'est animé avec puissance, gracieuseté Stephane Moraille et de son chaud timbre vocal, j'ai senti ma flamme pour le BV3K se raviver. Et elle n'allait plus s'éteindre avant les 1h15, heure à laquelle s'est terminé leur come-back scénique dans la Vieille Capitale.

Questionnement ici : pourquoi commencer par une pièce soft comme I Won't Lie Anymore et de glisser une balade (courte, dieu merci!) dans les rappels, quand une ambiance de piste de danse nous est promise? Signe que leur programme était trop calqué sur celui du Festival de Jazz? Un peu, beaucoup brouillon le show des Bran Van, mais sous un angle festif, on en dégage que le meilleur - Drinkin in L.A. et Astounded étant les inconditionnelles.

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