C'est mon petit crush du mois, je pense.
samedi 13 décembre 2008
Deux urbaines et un road trip
Urbania fait son entrée dans la blogosphère avec ceci, le compte-rendu d'un road trip à travers la Belle Province. On y retrouve le même ton irrévérencieux qu'en version imprimé et la même qualité côté photos. Mention spéciale aux portraits léchés et humains des rencontres farfelues que font les deux demoiselles.
lundi 8 décembre 2008
Vu à la tivi
Le bandeau d'une nouvelle sur la nouvelle baisse du prix de l'essence aux États-Unis, pendant le 17h de TVA : « Tout ce qui monte redescend! ». Quelle fine utilisation de l'expression (hum, hum).
mardi 14 octobre 2008
Pis, l'automne télévisuel?
La saison télévisuelle d'automne semble à peine commencer que l'heure est déjà au bilan de mi-parcours. Tout le monde en parle ou Le Banquier, le dimanche soir? Qui gagnera à Occupation Double? À qui ira le prochain «Es-tu content?» aux Auditions de Star Académie? Que de questions, me direz-vous.
Des auditions américanisées
Pour tout dire, je cherche toujours le glamour qui nous était promis, la compétence d'Herby à l'animation en direct et celle de Marianik Giffard en tant que juge. Heureusement que Pierre Marchand «le méchant» fait redescendre certains candidats de leur nuage, car la complaisance atteindrait son paroxysme tous les lundis 19h, à TVA. La suite du processus des auditions est floue. Reverrons-nous les candidats sauvés par le public ou le jury avant février?
C'est pas moi, je le jure!
Non, l'émission Les Parent n'est pas une reconstitution de ma vie familiale lorsque j'avais 12 ans, mais plutôt une sympathique comédie sous forme de vignettes (30 secondes à 3 minutes). Les fois où j'ai deviné le véritable dénouement d'une capsule se comptent sur une main. Donc, peu de prévisibilité, bonifié par l'excellent jeu des comédiens. D'autant plus que les jeunes de la distribution ne jouent pas faux comme beaucoup de débutants à Ramdam...
Annie et ses (malheurs)
La mainmise sur les Artis et les Gémeaux s'achève, les amis : le populaire téléroman en ait à sa dernière année. Pendant que toute la famille Séguin s'unit pour passer à travers une nouvelle épreuve (le cancer de Maxime), Éric se frotte (encore) à l'adultère. Message aux auteurs : on aurait pu s'en passer de celle-là.
La crise financière a des échos au Québec
Dépression. Les personnages de l'excellente série Les hauts et les bas de Sophie Paquin se la transmettent de semaine en semaine. Le rythme de quelques épisodes en a d'ailleurs souffert, après un début de saison efficace. N'empêche, les péripéties se bousculent depuis la reprise en main de Sophie tandis que les personnages secondaires épatent (Estelle et son émission de cuisine, Gisèle en quête d'euphorie). Mention spéciale au personnage de Martin, qui commence à sortir de sa carapace.
Jeu, stratégie et coups de coeur
La cinquième mouture d'Occupation Double a commencé en grand : le coup de marketing du candidat multimillionnaire, les gars qui doivent décider entre les robes colorées ou les robes noires sur le tapis rouge, la troisième demeure (et la revanche des robes de couleur), encore la troisième demeure (et la vengeance de Rémi). Vraiment, les concepteurs se dépassent cette année. Or, les répétés «À suivre...» dérangent à la longue. Bien bonne tactique pour plus de cotes d'écoute les mardi et mercredi, mais pour le contenu on repassera. La plupart du temps, on poireaute, on tourne autour du pot pendant 30 minutes. On pourrait très bien regarder que l'émission du jeudi et nous serions à peine déstabilisés. Prédiction : Mathieu et Jessica, les profils bas, hériteront de la belle maison (et tout ce qui vient avec).
Vingt heures, le soir
Avec une nouvelle facture visuelle - brute et froide -, Les Francs tireurs entament leur onzième année avec une formule clairement divisée : portion entrevue, portion reportage. Parfois, on aborde brièvement un sujet d'actualité - les coupures en culture, par exemple. «Je vais te montrer ça», la vignette d'environ deux minutes qui clot l'émission, est intéressante. Une personnalité monte sur une échelle, dans un lieu quelconque, pour se défouler ou pour partager une tranche de vie, sur le sujet de son choix (les nouveaux parcomètres, les affiches électorales, le boulevard Taschereau). Côté réalisation cependant, pourquoi exploite-t-on le style making-of en ne coupant pas au montage les bloopers ou les dessous du tournage?
2 gars, 2 filles tricotés serrés
Le quorum étant constaté - malgré quelques absences de Yannick -, j'aimerais qualifié la dernière flopée de C.A. de «petit bijou (non, pas de famille) télévisuel». Jean-Michel, le néo-loser en crise identitaire, est cinglant à souhait tandis que le couple Sarah-Martin incarne toujours à merveille le pathétisme conjugual. Qui aurait cru que la série de Louis Morrisette, malmenée à ses débuts, serait certifiée ISO-réussite trois ans plus tard? Les textes, riches en gags et en comparaisons irrévérencieuses, et la brillante réalisation de Podz (je ne me lasserai jamais des scènes mêlant flash-back et réalité) aident à apprécier lesdites réunions.
TV Hebdo
Dieu merci, C'est juste de la TV n'a pas perdu de sa qualité après l'important remaniement au sein de son équipe. D'ailleurs, Anne-Marie Wittenshaw vole souvent la vedette - lorsqu'elle commente, s'entend - à l'instar de Marc Cassivi. Liza Frulla, elle, m'allume moins, mais je n'irais pas jusqu'à l'envoyer chez le réparateur (fin des jeux de mots avec leur segments hebdomadaires). J'aime bien la chronique occasionnelle «Télé commande» qui permet à l'animateur André Robitaille d'imposer, à l'un des trois collaborateurs, l'écoute d'une émission à l'antipode de ses intérêts.
Méli-mélomanes
Si la crédibilité musicale recolle un jour à la peau de MusiquePlus, État critique en sera grandement responsable. Les commentaires et les analyses d'Anne-Marie Wittenshaw, de Sébastien Diaz et de Nicolas Tittley sont variés, pertinents et le débat est un élément qui manquait visiblement à la station musicale. En bas d'écran, la rubrique qui affiche les cotes données par lesdits collaborateurs, à un CD par exemple, est concrète et elle permet d'économiser du temps. À ce sujet, une émission d'une heure serait plus appropriée, à les voir pressés, quitte à esquiver plusieurs détails. D'ailleurs, la portion «Face-à-face», pendant laquelle on scrute le iPod d'un invité (Yves Pelletier, Ariane Moffatt), aurait plus de souffle.
samedi 27 septembre 2008
M+ change de look (et retrouve son essence)
MusiquePlus, qui cible désormais les « jeunes adultes » - les 18-34 ans, genre -, a annoncé, en mars dernier, qu’elle se donnait deux ans pour « redevenir la référence musicale » qu’elle était avant l’avènement de Youtube, Myspace et compagnie. Oubliez la dérive des dernières années, la chaîne musicale semble destinée à un véritable retour aux sources.
Et si, pour parler de la métamorphose que s’offre MusiquePlus, on utilisait la formule de leur émission Mes vieux tout neufs? Faire les boutiques à la recherche de nouveautés à la mode, couper ses émissions grichoux et retoucher sa repousse identitaire seraient probablement au programme.
Tout d’abord, soulignons que l’interactivité cheap, alliant webcams et SMS (pensez au Presque Top5 ou à l’Heure rencontre), est jetée de la garde-robe de la chaîne d’Astral Media, qui préfère mettre l’accent sur la musique. Un « détail » qui semblait avoir été oublié, au grand dam de plusieurs téléspectateurs. Anne-Marie Withenshaw animera l’une des nouveautés les plus prometteuses de la station : une émission hebdomadaire d’une demi-heure, entièrement consacrée à l’actualité musicale. Des critiques d’albums, de spectacles et de films, quelques nouvelles artistiques, un zeste de commentaires sur divers galas et beaucoup de crédibilité – on remercie l’animatrice et ses chroniqueurs, Sébastien Diaz et Nicolas Tittley –, voilà la recette parfaite d’État Critique. Quant à elle, l’émission Radar, est censée détecter les nouvelles tendances musicales et les artistes (ou leur vidéoclip) à surveiller.
Côté divertissement, la chaîne mise beaucoup sur le retour d’Izabelle Desjardins avec Casse-gueule, qui rappelle S.P.A.M. par sa prémisse : les sports extrêmes. Sa mission : faire connaître des athlètes de partout dans le monde « pas très connus du public général », selon l’ex-et/ou- nouvelle VJ. L’intégralité de ces voyages sera disponible sur le musiqueplus.com après sa diffusion originale. On sourcille toutefois en pensant au résultat qu’aura (en direct) MP6, un Plus sur commande modifié, avec à l’animation l’humoriste Benoît Lefebvre (lauréat du Concours de la relève de l’humour Juste pour rire, l’été dernier) et Chéli Sauvé-Castonguay. Des collaborateurs et un patrouilleur urbain viendront – espérons-le – renforcer ce « beau buffet de divertissement » (parole de l‘animateur), mêlant humour et actualité.
Les changements de MusiquePlus étant ce qu’ils sont, il est plutôt difficile de faire une croix sur la téléréalité. Comme les Girlicious s’occupent maintenant à jouer les aguicheuses dans les palmarès, on nous livre leurs pendants masculins, à la sauce hip-hop toutefois : les candidats de Making the Band 4. Oreilles sensibles, s’abstenir. Le doublage peut causer le zapping.
Force est d’admettre que le style d’animation a pris un sacré coup depuis 1986, alors que le dérivé québécois de MuchMusic s’établissait à Montréal. C’est pourquoi les dirigeants de la chaîne ont affirmé qu’un ton plus « chroniqueur » que « présentateur-de-vidéoclips-insipide-mais-souriant » se ressentirait chez les VJ. Les contrats de Valérie Roberts, la VJ recherchée (pour une année), et Valérie Simard n’ont d’ailleurs pas été renouvelés.
Pour compléter la restructuration de MusiquePlus : un nouveau logo, gracieuseté Sid Lee, l’agence de marketing derrière la promotion du Cirque du Soleil et les ingénieuses publicités de Plaisirs Gastronomiques. Plutôt simpliste, mais de rouge vivifiant.
>La métamorphose de MusiquePlus : visible dès le 6 octobre.
ON
/ État Critique : vendredi 22 h 30 ou dimanche 17 h
/ Radar : du lundi au jeudi 16 h 30
/ Casse-gueule : mercredi 21 h 30 ou jeudi 19 h
/ MP6 : du lundi au vendredi 18 h
OFF
Matche-moi m’man. S’il y a une émission qui devait disparaître, c’est bien celle-là. Transpire le scénario appris par cœur (et mal joué) par les participants. Au secours.
Et si, pour parler de la métamorphose que s’offre MusiquePlus, on utilisait la formule de leur émission Mes vieux tout neufs? Faire les boutiques à la recherche de nouveautés à la mode, couper ses émissions grichoux et retoucher sa repousse identitaire seraient probablement au programme.Tout d’abord, soulignons que l’interactivité cheap, alliant webcams et SMS (pensez au Presque Top5 ou à l’Heure rencontre), est jetée de la garde-robe de la chaîne d’Astral Media, qui préfère mettre l’accent sur la musique. Un « détail » qui semblait avoir été oublié, au grand dam de plusieurs téléspectateurs. Anne-Marie Withenshaw animera l’une des nouveautés les plus prometteuses de la station : une émission hebdomadaire d’une demi-heure, entièrement consacrée à l’actualité musicale. Des critiques d’albums, de spectacles et de films, quelques nouvelles artistiques, un zeste de commentaires sur divers galas et beaucoup de crédibilité – on remercie l’animatrice et ses chroniqueurs, Sébastien Diaz et Nicolas Tittley –, voilà la recette parfaite d’État Critique. Quant à elle, l’émission Radar, est censée détecter les nouvelles tendances musicales et les artistes (ou leur vidéoclip) à surveiller.
Côté divertissement, la chaîne mise beaucoup sur le retour d’Izabelle Desjardins avec Casse-gueule, qui rappelle S.P.A.M. par sa prémisse : les sports extrêmes. Sa mission : faire connaître des athlètes de partout dans le monde « pas très connus du public général », selon l’ex-et/ou- nouvelle VJ. L’intégralité de ces voyages sera disponible sur le musiqueplus.com après sa diffusion originale. On sourcille toutefois en pensant au résultat qu’aura (en direct) MP6, un Plus sur commande modifié, avec à l’animation l’humoriste Benoît Lefebvre (lauréat du Concours de la relève de l’humour Juste pour rire, l’été dernier) et Chéli Sauvé-Castonguay. Des collaborateurs et un patrouilleur urbain viendront – espérons-le – renforcer ce « beau buffet de divertissement » (parole de l‘animateur), mêlant humour et actualité.
Les changements de MusiquePlus étant ce qu’ils sont, il est plutôt difficile de faire une croix sur la téléréalité. Comme les Girlicious s’occupent maintenant à jouer les aguicheuses dans les palmarès, on nous livre leurs pendants masculins, à la sauce hip-hop toutefois : les candidats de Making the Band 4. Oreilles sensibles, s’abstenir. Le doublage peut causer le zapping.
Force est d’admettre que le style d’animation a pris un sacré coup depuis 1986, alors que le dérivé québécois de MuchMusic s’établissait à Montréal. C’est pourquoi les dirigeants de la chaîne ont affirmé qu’un ton plus « chroniqueur » que « présentateur-de-vidéoclips-insipide-mais-souriant » se ressentirait chez les VJ. Les contrats de Valérie Roberts, la VJ recherchée (pour une année), et Valérie Simard n’ont d’ailleurs pas été renouvelés.
Pour compléter la restructuration de MusiquePlus : un nouveau logo, gracieuseté Sid Lee, l’agence de marketing derrière la promotion du Cirque du Soleil et les ingénieuses publicités de Plaisirs Gastronomiques. Plutôt simpliste, mais de rouge vivifiant.
>La métamorphose de MusiquePlus : visible dès le 6 octobre.
ON
/ État Critique : vendredi 22 h 30 ou dimanche 17 h
/ Radar : du lundi au jeudi 16 h 30
/ Casse-gueule : mercredi 21 h 30 ou jeudi 19 h
/ MP6 : du lundi au vendredi 18 h
OFF
Matche-moi m’man. S’il y a une émission qui devait disparaître, c’est bien celle-là. Transpire le scénario appris par cœur (et mal joué) par les participants. Au secours.
mercredi 20 août 2008
Damnée interactivité
Je débute ma lecture d'une chronique signée Patrick Lagacé à propos de la peur des policiers de Montréal-Nord. Peur de voir la vengeance de certains résidants du quartier poindre après le décès de Freddy Villanueva. Mais un détail sur la page web de l'article me titille.

J'ai déjà visionné quelques photos de ce genre depuis leur apparition sur Cyberpresse, cet été. Une méthode de photographie originale qui permet d'apprécier les moindres détails d'un événement, sur 360 degrés. D'où le «bulle» de photo-bulle. Pour les feux d'artifice du 400e, le défilé des jumeaux ou le Grand Charivarir du Festival Juste pour Rire, je peux comprendre l'intérêt. Mais pour les funérailles d'un jeune homme de 18 ans décédé après une intervention policière musclée?
En regardant ladite photographie, je me suis rendu à l'évidence. On se fout éperdumment de pouvoir scruter les détails de ce dernier au revoir, si cela n'apporte rien de plus qu'une photo normale - déjà que la couverture de funérailles m'exaspère. À moins qu'une belle prise de vue sur une meute de kodaks vous intéresse. Ou peut-être voulez-vous savoir quel(s) type(s) de nuages surplombaient l'église cette journée-là. Cumulus? Stratus? Cirrus? C'est en ce sens que Cyberpresse «innove» dans ce cas-ci.
Une nouveauté qui m'apparaît maintenant comme une manière de «téléviser» les clichés d'événements marquant l'actualité - tant du côté des faits divers que des arts et spectacles semblerait-il. De les rendre plus dynamiques, plus «vous êtes le maître à bord». Un petit pas pour Cyberpresse, mais un grand pas pour la notion d'interactivité dans les médias?

J'ai déjà visionné quelques photos de ce genre depuis leur apparition sur Cyberpresse, cet été. Une méthode de photographie originale qui permet d'apprécier les moindres détails d'un événement, sur 360 degrés. D'où le «bulle» de photo-bulle. Pour les feux d'artifice du 400e, le défilé des jumeaux ou le Grand Charivarir du Festival Juste pour Rire, je peux comprendre l'intérêt. Mais pour les funérailles d'un jeune homme de 18 ans décédé après une intervention policière musclée?
En regardant ladite photographie, je me suis rendu à l'évidence. On se fout éperdumment de pouvoir scruter les détails de ce dernier au revoir, si cela n'apporte rien de plus qu'une photo normale - déjà que la couverture de funérailles m'exaspère. À moins qu'une belle prise de vue sur une meute de kodaks vous intéresse. Ou peut-être voulez-vous savoir quel(s) type(s) de nuages surplombaient l'église cette journée-là. Cumulus? Stratus? Cirrus? C'est en ce sens que Cyberpresse «innove» dans ce cas-ci.
Une nouveauté qui m'apparaît maintenant comme une manière de «téléviser» les clichés d'événements marquant l'actualité - tant du côté des faits divers que des arts et spectacles semblerait-il. De les rendre plus dynamiques, plus «vous êtes le maître à bord». Un petit pas pour Cyberpresse, mais un grand pas pour la notion d'interactivité dans les médias?
mardi 19 août 2008
Des nouvelles de Simon
Simon Poulin, celui derrière le phénomène Papa me fourre - blogue conseillé ici, au début de l'été -, a laissé une piste sur Facebook concernant son retour dans la blogosphère. Comme statut, il a écrit ce matin : «vous allez avoir des nouvelles bientôt...». Toujours sur Fessebook (dixit RBO) - sur sa fan page cette fois -, il nous promettait une réincarnation «à l'automne mettons». Gageons que l'amateur de bandes dessinées saura nous surprendre une fois de plus avec ce nouveau projet qui, je le sens, devra porter le sceau «attention, peut causer une dépendance»...
lundi 18 août 2008
Le Rocker : coeur de rocker
Ma toute première avant-première cinématographique m'oblige à vous parler d'un film plutôt rigolo qui prendra l'affiche ce mercredi, 20 août.
Robert «Fish» Fishman (convaincant Rainn Wilson), véritable «adulescent» et batteur invétéré, n'a pas évolué depuis les vingt dernières années. Après s'être fait largué par ses trois comparses musiciens en 1986 - leur groupe, Vesuvius, alors aux portes de la reconnaissance -, il jure vengeance et espère voir l'étoile de ses ennemis pâlir. La partie 80'S du film - autrement dit, les premières minutes - contient plusieurs bons gags. Ça se gâte un peu lorsqu'on tombe dans le nouveau millénaire avec un Fish en peine d'amour musicale, toujours frustré d'avoir raté sa chance (et sa vie). Les gags «il-se-cogne-la-tête-sur-le-plafond-trop-bas» se répètent sans cesse et lassent à la longue. Tandis que les stéréotypes inhérents à la jeunesse se dessinent lorsqu'on fait la connaissance du groupe de son neveu, Matt - A.D.D. pour Adolescents Débiles et Déficients (c'est eux qui le disent) - : le chanteur mélancolique en mal de père, la bassiste rebelle qui ne sourit jamais et le rondelet claviériste exclu de la société qui n'a jamais connu l'amour d'une fille. Beau portrait des adolescents, donc. Et ce n'est qu'une bribe des clichés présentés. Cela dit, Matt et sa bande recherchent un nouveau batteur, à quelques jours d'une première performance à leur graduation. Vous imagez la suite?
La mini satire du show-business à l'ère des Youtube et MySpace vient sauver le scénario peu innovateur de cette comédie. Grâce à la captation d'une répétition via webcams mise en ligne (par la nièce de Fish) sur ledit site d'hébergement vidéo, la consécration se pointe dans la carrière du band à trois quarts juvénile. Et disons simplement que la revanche du quadragénaire se verra comblé par «un cas Ashlee Simpson»... De beaux clins d'oeil.
Enlevez les remarques vulgaires de leur imprésario (sosie de Pierre Bouvier, chanteur de Simple Plan) et les intrigues amoureuses prévisibles et vous obtenez une comédie plutôt rigolote, qui rappelle à certains égards l'étrange Josie et les Pussycats, la morale «des méchants producteurs qui dupent le public» beaucoup moins exagérée. Et surtout, de calibre supérieur.
/ Le Rocker (v.f. de The Rocker) : ***
+ La mini satire du show-business à l'ère des «cyber-tremplins» créateurs de vedettes instantanées, les premières minutes du film, le personnage de Fish, les hits d'A.D.D.
- Les clichés vis-à-vis des adolescents, les gags répétitifs, les histoires d'amour qui se glissent de façon évidente, l'inévitable vulgarité qui n'apporte rien au récit. Bref, les éléments typiques d'une comédie réalisée pour un public juvénile.
Robert «Fish» Fishman (convaincant Rainn Wilson), véritable «adulescent» et batteur invétéré, n'a pas évolué depuis les vingt dernières années. Après s'être fait largué par ses trois comparses musiciens en 1986 - leur groupe, Vesuvius, alors aux portes de la reconnaissance -, il jure vengeance et espère voir l'étoile de ses ennemis pâlir. La partie 80'S du film - autrement dit, les premières minutes - contient plusieurs bons gags. Ça se gâte un peu lorsqu'on tombe dans le nouveau millénaire avec un Fish en peine d'amour musicale, toujours frustré d'avoir raté sa chance (et sa vie). Les gags «il-se-cogne-la-tête-sur-le-plafond-trop-bas» se répètent sans cesse et lassent à la longue. Tandis que les stéréotypes inhérents à la jeunesse se dessinent lorsqu'on fait la connaissance du groupe de son neveu, Matt - A.D.D. pour Adolescents Débiles et Déficients (c'est eux qui le disent) - : le chanteur mélancolique en mal de père, la bassiste rebelle qui ne sourit jamais et le rondelet claviériste exclu de la société qui n'a jamais connu l'amour d'une fille. Beau portrait des adolescents, donc. Et ce n'est qu'une bribe des clichés présentés. Cela dit, Matt et sa bande recherchent un nouveau batteur, à quelques jours d'une première performance à leur graduation. Vous imagez la suite?
La mini satire du show-business à l'ère des Youtube et MySpace vient sauver le scénario peu innovateur de cette comédie. Grâce à la captation d'une répétition via webcams mise en ligne (par la nièce de Fish) sur ledit site d'hébergement vidéo, la consécration se pointe dans la carrière du band à trois quarts juvénile. Et disons simplement que la revanche du quadragénaire se verra comblé par «un cas Ashlee Simpson»... De beaux clins d'oeil.Enlevez les remarques vulgaires de leur imprésario (sosie de Pierre Bouvier, chanteur de Simple Plan) et les intrigues amoureuses prévisibles et vous obtenez une comédie plutôt rigolote, qui rappelle à certains égards l'étrange Josie et les Pussycats, la morale «des méchants producteurs qui dupent le public» beaucoup moins exagérée. Et surtout, de calibre supérieur.
/ Le Rocker (v.f. de The Rocker) : ***
+ La mini satire du show-business à l'ère des «cyber-tremplins» créateurs de vedettes instantanées, les premières minutes du film, le personnage de Fish, les hits d'A.D.D.
- Les clichés vis-à-vis des adolescents, les gags répétitifs, les histoires d'amour qui se glissent de façon évidente, l'inévitable vulgarité qui n'apporte rien au récit. Bref, les éléments typiques d'une comédie réalisée pour un public juvénile.
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