lundi 18 août 2008

Le Rocker : coeur de rocker

Ma toute première avant-première cinématographique m'oblige à vous parler d'un film plutôt rigolo qui prendra l'affiche ce mercredi, 20 août.

Robert «Fish» Fishman (convaincant Rainn Wilson), véritable «adulescent» et batteur invétéré, n'a pas évolué depuis les vingt dernières années. Après s'être fait largué par ses trois comparses musiciens en 1986 - leur groupe, Vesuvius, alors aux portes de la reconnaissance -, il jure vengeance et espère voir l'étoile de ses ennemis pâlir. La partie 80'S du film - autrement dit, les premières minutes - contient plusieurs bons gags. Ça se gâte un peu lorsqu'on tombe dans le nouveau millénaire avec un Fish en peine d'amour musicale, toujours frustré d'avoir raté sa chance (et sa vie). Les gags «il-se-cogne-la-tête-sur-le-plafond-trop-bas» se répètent sans cesse et lassent à la longue. Tandis que les stéréotypes inhérents à la jeunesse se dessinent lorsqu'on fait la connaissance du groupe de son neveu, Matt - A.D.D. pour Adolescents Débiles et Déficients (c'est eux qui le disent) - : le chanteur mélancolique en mal de père, la bassiste rebelle qui ne sourit jamais et le rondelet claviériste exclu de la société qui n'a jamais connu l'amour d'une fille. Beau portrait des adolescents, donc. Et ce n'est qu'une bribe des clichés présentés. Cela dit, Matt et sa bande recherchent un nouveau batteur, à quelques jours d'une première performance à leur graduation. Vous imagez la suite?

La mini satire du show-business à l'ère des Youtube et MySpace vient sauver le scénario peu innovateur de cette comédie. Grâce à la captation d'une répétition via webcams mise en ligne (par la nièce de Fish) sur ledit site d'hébergement vidéo, la consécration se pointe dans la carrière du band à trois quarts juvénile. Et disons simplement que la revanche du quadragénaire se verra comblé par «un cas Ashlee Simpson»... De beaux clins d'oeil.

Enlevez les remarques vulgaires de leur imprésario (sosie de Pierre Bouvier, chanteur de Simple Plan) et les intrigues amoureuses prévisibles et vous obtenez une comédie plutôt rigolote, qui rappelle à certains égards l'étrange Josie et les Pussycats, la morale «des méchants producteurs qui dupent le public» beaucoup moins exagérée. Et surtout, de calibre supérieur.

/ Le Rocker (v.f. de The Rocker) : ***
+ La mini satire du show-business à l'ère des «cyber-tremplins» créateurs de vedettes instantanées, les premières minutes du film, le personnage de Fish, les hits d'A.D.D.
- Les clichés vis-à-vis des adolescents, les gags répétitifs, les histoires d'amour qui se glissent de façon évidente, l'inévitable vulgarité qui n'apporte rien au récit. Bref, les éléments typiques d'une comédie réalisée pour un public juvénile.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

bonne critique de film. tu as toujours le bon mot à la bonne place oli! :P

grâce à toi je vais savoir que je ne louerai jamais ce film...! hahha, ET SURTOUT ne le prend pas mal, c'est aucunment méchant. c'est juste que je déteste les comédies du genre, et maintenant si qqn me dit: J'ai louer Le Rockeur, je sais à quoi m'attendre! lol