samedi 26 juillet 2008

Jamais trop tôt pour désigner le hit de l'été

On a beau avoir des probabilités d'averses et d'orages à chaque jour, cela ne nous empêche pas de profiter de notre été, musicalement parlant. C'est une tradition (bon, à ma connaissance, c'est la deuxième fois) pour Stéphane Laporte, concepteur, blogueur et support de Star Académie, de vox poper sur «le hit de l'été». En juillet 2007, c'était Makes Me Wonder de Maroon 5. Un an plus tard, il s'agit, d'après lui, de Mercy, gracieuseté de la Britannique Duffy.

Faut dire que c'est discutable comme choix. En 2007, j'aurais plutôt opté pour Umbrella de Rihanna - dont je peux toujours écouter sans changer de piste, soit dit en passant - tandis que cette année, j'ai choisi Never Too Late, en raison de sa fraîcheur, qui nous transporte près d'une plage (c'est une image) dès les «ouh, ouh, ouh, ouh, ouh!» du chanteur.

En réfléchissant aux autres alternatives de hits musicaux, on constate que l'été 2008 est en soi un bon cru. En considérant la récente collaboration (If I Never See Your Face Again) de l'égérie de Jay-Z avec le groupe qui remporta la palme du hit de l'été 2007 selon Laporte, on aurait pu croire à un succès instantané. Mais, Coldplay est venu mêler les cartes avec sa planante Viva la Vida. Et que dire de la particulière I Kissed A Girl de Kate Perry. Particulière, parce qu'elle fait chanter à tue-tête, tant gars que filles, «I kissed a girl and I liked it / I hope my boyfriend don't mind it». Ceci dit, le vote de Patrick Lagacé va justement à cette nouvelle figure du pop-rock.

Côté québécois (au risque de me faire lapider par les nationalistes anti-McCartney qui m'accuseront de choisir une pièce anglaise), j'ai tout de suite pensé au phénomène The Lost Fingers avec leur reprise de Pump Up The Jam.

Pis, quelle est LA toune de l'été? Votez via le sondage à gauche de cette page. Le lauréat sera annoncé quand nous ne serons plus capables de les entendre, si ce n'est pas déjà le cas...

lundi 21 juillet 2008

Archive #15/03/08

/Dodo, boulot, peut-être infos

Chose certaine, les médias font partie de la vie quotidienne des gens. Les résultats d’une étude (peu) scientifique provenant du rédacteur de ce papier montrent que la presse est consommée principalement pour s’informer et pour se divertir.


Il faut savoir que le rythme effréné causé par la semaine de travail ou d’études crée un phénomène tangible dans la société : on s’attarde maintenant aux points chauds de l’actualité «quand on a le temps».

Ainsi, la télévision fait ses choux gras de la situation. En effet, la majorité des personnes questionnées favorisent son approche audiovisuelle qui facilite grandement l’identification des manchettes. La radio se retrouve dans une position semblable à celle du téléviseur, vu son profil à la fois musical et «disponible en tout temps». Les quelques individus interrogés se fient en premier lieu à ces deux médias pour être tenus au courant des événements de dernière heure, tant locaux, régionaux, nationaux ou internationaux (et ces temps-ci, de la météo).

Vient ensuite la lecture des journaux. Dans certains cas, on parle plutôt de survol de journaux. Encore là, le divertissement et l’information sont au cœur de la motivation des lecteurs sondés. D’ailleurs, les pages traitant des arts et spectacles ont été mentionnés à maintes reprises après mes «pourquoi?». Quant à Internet, il semblerait que je sois le seul de mon entourage à m’y frotter… pour l’instant.

Peu de répondants du sondage maison affirment s’arrêter aux médias pour obtenir de nouvelles connaissances, pour prendre position ou pour s’informer sur un seul champ d’intérêt, comme le font les revues spécialisées. Quelques-uns soulignent tout de même un besoin de se renseigner sur leur collectivité. En considérant ces motifs minoritaires, on comprend pourquoi il y a omniprésence des fonctions informative et divertissante au sein de mon échantillon. Un échantillon qui se colle plutôt bien au modèle actuel de la société, en termes de consommation médiatique.


dimanche 20 juillet 2008

C'est l'été!

Bon, bon, bon. Comme vous l'avez sans doute remarqué, je ne nourris plus beaucoup mon blogue depuis quelques temps. Il faut dire que la saison estivale ne me motive en rien et que mes moments libres s'égrènent.

Je vais donc le farcir de «restants journalistiques» au cours des prochaines semaines, en postant quelques articles que j'avais rédigé, la session passée, dans le cadre de mon cours de Journalisme & société.

Il se peut toutefois que je ressente l'incroyable envie de remplacer les articles «boules à mites» par de véritables élans inspirés par l'actualité. Qui sait.

mercredi 16 juillet 2008

Ne pas se fier aux (appât)rences

J'ai tombé sur cette étonnante publicité, la semaine dernière. 
Y'a celle-ci aussi, l'effet de surprise (escompté) en moins.

mercredi 9 juillet 2008

Parle-m'en du 400e / Mon 2e Festival d'été - part II

Le samedi 5 juillet dernier, j'étais dans le Vieux-Québec pour assister, a) au spectacle commémoratif du 400e, Rencontres, et b) à celui de l'Albertoise Leslie Feist.

Dans le premier cas, je fus encore victime du syndrome de la dernière minute, puisque mes parents et moi sommes arrivés quinze minutes avant le début du spectacle. Le parterre du Parlement et ses alentours étaient pleins à craquer. Nous avons donc visionné les douze tableaux de cette célébration (un peu longuette) sur l'un des trois écrans géants - parfaits en terme de grosseur cette fois-ci, comparativement au Coup d'envoi...

Parenthèse ici. Tant qu'à le transmettre sur ces écrans, pourquoi pas y inscrire le nom des interprètes qui se partageaient la scène, installée sur la Fontaine de Tourny? Les «c'est qui elle?» ou les «c'est qui eux?» fusaient autour de moi. Fin de la parenthèse. 

Outre le pépin technique lié au piano de Marie-Jo Thério, qui termina Évangéline a cappella, ce spectacle à grand déploiement s'est déroulé à merveille, si on le compare aux deux précédentes représentations sous la pluie. J'étais seulement déçu de le regarder sur une télé (O.K., plus grosse que ma 13 pouces, on s'entend) alors que le dôme et les acrobates jonchés sur celui-ci étaient (partiellement) dans mon champ de vision, à ma droite...
***
Quant à Feist, elle avait comme mandat de ne pas me décevoir, puisqu'elle était la tête d'affiche du Festival d'été que j'attendais avec la plus grande impatience, et ce, dès mon premier coup d'oeil à la programmation. 

Dès les premières secondes de sa prestation, j'étais conquis. Un timbre parfait, certes, mais aussi un charisme désarmant. On compte sur une main les occasions où elle s'est adressée à son public dans la langue de Shakespeare. Elle préférait nous faire (sou)rire à l'aide d'un français approximatif. Comme lorsqu'elle racontait - après 1 2 3 4 - que nos cousins français ne «pigeaient» pas sa traduction du «breaking your heart» qu'elle répète à la fin de ladite chanson. En effet, devant un public francophone, elle semble prendre goût à multiplier les «casser ton coeur» lors des derniers balbutiements de son hit (propulsé par, disons-le, Apple). Or, qui dit «casser» en France, dit Brice de Nice. N'empêche, la foule québécoise, elle, avait bien compris sa démarche, louable à celle d'une visiteuse idéale. Celle qui s'adapte à son hôte. 

Ou est-ce simplement Feist qui prenait trop au sérieux le nom du parc où elle performait (de la Francophonie, genre)?
Au final, on retient les pièces les plus rythmées telles que My Moon, My Man, I Feel It All, Mushaboom et l'électrisante Sea Lion Woman - accompagnée par Stars. Sans oublier les projections scéniques qui veillaient à nous ramener sur Terre pendant les pièces trop zens. Deux «techniciennes» confectionnaient live des ambiances subtiles et léchées sur la toile derrière les musiciens. Si soignées, qu'on pensait avoir affaire à des séquences vidéo, ni plus, ni moins. Lonely, Lonely (sauf erreur) demeure d'ailleurs la mieux représentée : un bateau voguant sur la mer était tracée, à même la main d'une des jeunes femmes, sur ce qui semblait être du sable.

Cependant, l'indie-pop sur scène est à double tranchant : certains la louangent pour son côté apaisant, d'autres la critiquent pour son trop-plein de balades ayant parfois le même effet qu'un somnifère. C'est d'ailleurs ces deux opinions, aux antipodes l'une de l'autre, que j'entendais à la sortie de cet enchantement digne d'une sirène. Une sympathique sirène, qui avait attiré le public québécois pour les noyer de vivacité.

Photos : de moi-même / Feist en prestation au Festival d'été

samedi 5 juillet 2008

Mon 2e Festival d'été - part I

J'étais si content de figurer sur la Grande Allée vendredi soir, alors que la deuxième journée du 41e Festival d'été de Québec battait son plein. Objectif : assister au show du Pascale Picard Band à 21h45.

Ayant (évidemment) de la difficulté à trouver un endroit pour me stationner, je risquais d'arriver borderline. Quelle ne fut pas ma surprise de voir qu'une lignée de personnes était postée à l'entrée du site. Quinze minutes d'attente et trois chansons plus tard (dont Thinking Of It), je me glisse finalement parmi la marée humaine.
C'est When At The End Of The Road qui jouait à ce moment et qui me mit dans l'ambiance de façon plutôt efficace, et ce, malgré quelques problèmes de son. Pour économiser son répertoire limité, le groupe s'attaqua au classique country These Boots Are Made For Walkin'. Pascale était habitée d'une fougue sans égal, tambourine à la main. Ce que je ne dis pas, c'est la difficulté que j'ai eu à identifier ladite chanson, reprise par Jessica Simpson il y a quelque temps déjà, tellement elle versait dans le rock. 

Si j'avais été déçu par leur performance au Coup d'envoi du 400e le 31 décembre dernier, en raison de la déficience frappante de A While, ils ont su se rattraper sur la scène Molson Dry sept mois plus tard en décélérant le rythme de celle-ci. Suit alors la meilleure chanson de la soirée (et de leur CD), Half Asleep, magnifiquement interprétée par l'ancienne employée d'une usine de matières recyclées. Un mot : wow! Re-wow même.

Par la suite, le hit responsable du succès du Pascale Picard Band (Philippe Morissette, Stéphane Rancourt, Mathieu Cantin - ai-je besoin de nommer la chanteuse?), Gate 22, allait mettre fin à l'attente de plusieurs spectateurs qui l'attendaient sans doute depuis le tout début de la soirée. Satisfaisante, mais sans plus. C'est avec Let's Have A Drink, précédée d'une tournée de shooters (question de paraphraser leur morceau), qu'on sentit vraiment la chimie entre les membres du quatuor. Annoying, ce «défouloir-chanté» livré de bien plus belle façon que sur leur opus, devait «terminer» le concert d'une durée raisonnable, considérant qu'ils possèdent qu'une douzaine de compositions.

Côté rappels, nous avons eu droit à une performance solo et acoustique de Pascale (merveilleuse Unconscious Liars), un jam plus ou moins réussi et la lumineuse Smillin' qui traduisait très bien notre appréciation lors des derniers applaudissementsOn avait envie de sourire après cette heure et demie (un peu moins pour moi) passée en compagnie de ce band - originaire de notre chère Vieille Capitale - qui n'a plus à douter de sa pérennité.

Ma seule réserve se situe dans le manque de dialogues au sein de leur «scénario musical». La chanteuse n'avait pas grand-chose à dire, sinon qu'elle était «complètement bouchée» devant la foule (multigénérationnelle). Je lui pardonne tout de même ce manque flagrant de jasette en me rappelant qu'il n'y a pas un an, elle était à peine connue et que son rêve était une soirée comme celle qu'elle vivait à l'instant même. De quoi à être bouche bée, voire intimidée...

Photo : Lili Lemieux / pascalepicard.com