mercredi 9 juillet 2008

Parle-m'en du 400e / Mon 2e Festival d'été - part II

Le samedi 5 juillet dernier, j'étais dans le Vieux-Québec pour assister, a) au spectacle commémoratif du 400e, Rencontres, et b) à celui de l'Albertoise Leslie Feist.

Dans le premier cas, je fus encore victime du syndrome de la dernière minute, puisque mes parents et moi sommes arrivés quinze minutes avant le début du spectacle. Le parterre du Parlement et ses alentours étaient pleins à craquer. Nous avons donc visionné les douze tableaux de cette célébration (un peu longuette) sur l'un des trois écrans géants - parfaits en terme de grosseur cette fois-ci, comparativement au Coup d'envoi...

Parenthèse ici. Tant qu'à le transmettre sur ces écrans, pourquoi pas y inscrire le nom des interprètes qui se partageaient la scène, installée sur la Fontaine de Tourny? Les «c'est qui elle?» ou les «c'est qui eux?» fusaient autour de moi. Fin de la parenthèse. 

Outre le pépin technique lié au piano de Marie-Jo Thério, qui termina Évangéline a cappella, ce spectacle à grand déploiement s'est déroulé à merveille, si on le compare aux deux précédentes représentations sous la pluie. J'étais seulement déçu de le regarder sur une télé (O.K., plus grosse que ma 13 pouces, on s'entend) alors que le dôme et les acrobates jonchés sur celui-ci étaient (partiellement) dans mon champ de vision, à ma droite...
***
Quant à Feist, elle avait comme mandat de ne pas me décevoir, puisqu'elle était la tête d'affiche du Festival d'été que j'attendais avec la plus grande impatience, et ce, dès mon premier coup d'oeil à la programmation. 

Dès les premières secondes de sa prestation, j'étais conquis. Un timbre parfait, certes, mais aussi un charisme désarmant. On compte sur une main les occasions où elle s'est adressée à son public dans la langue de Shakespeare. Elle préférait nous faire (sou)rire à l'aide d'un français approximatif. Comme lorsqu'elle racontait - après 1 2 3 4 - que nos cousins français ne «pigeaient» pas sa traduction du «breaking your heart» qu'elle répète à la fin de ladite chanson. En effet, devant un public francophone, elle semble prendre goût à multiplier les «casser ton coeur» lors des derniers balbutiements de son hit (propulsé par, disons-le, Apple). Or, qui dit «casser» en France, dit Brice de Nice. N'empêche, la foule québécoise, elle, avait bien compris sa démarche, louable à celle d'une visiteuse idéale. Celle qui s'adapte à son hôte. 

Ou est-ce simplement Feist qui prenait trop au sérieux le nom du parc où elle performait (de la Francophonie, genre)?
Au final, on retient les pièces les plus rythmées telles que My Moon, My Man, I Feel It All, Mushaboom et l'électrisante Sea Lion Woman - accompagnée par Stars. Sans oublier les projections scéniques qui veillaient à nous ramener sur Terre pendant les pièces trop zens. Deux «techniciennes» confectionnaient live des ambiances subtiles et léchées sur la toile derrière les musiciens. Si soignées, qu'on pensait avoir affaire à des séquences vidéo, ni plus, ni moins. Lonely, Lonely (sauf erreur) demeure d'ailleurs la mieux représentée : un bateau voguant sur la mer était tracée, à même la main d'une des jeunes femmes, sur ce qui semblait être du sable.

Cependant, l'indie-pop sur scène est à double tranchant : certains la louangent pour son côté apaisant, d'autres la critiquent pour son trop-plein de balades ayant parfois le même effet qu'un somnifère. C'est d'ailleurs ces deux opinions, aux antipodes l'une de l'autre, que j'entendais à la sortie de cet enchantement digne d'une sirène. Une sympathique sirène, qui avait attiré le public québécois pour les noyer de vivacité.

Photos : de moi-même / Feist en prestation au Festival d'été

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